Hôpitaux et centres de soins : protéger sans entraver le soin
La sûreté des hôpitaux commence par un constat simple : un établissement de santé est ouvert 24 heures sur 24, à des publics par définition vulnérables ou sous tension. Dès lors, la sûreté y poursuit un double objectif : améliorer la sécurité réelle (agressions, vols, intrusions) et la sécurité perçue, celle qui conditionne la sérénité des soignants et la confiance des patients.
En outre, pour aller plus loin sur le sujet « sûreté des hôpitaux », consultez le site du SGDSN.
Les enjeux spécifiques de la sûreté des hôpitaux
- Les violences envers les soignants : urgences, psychiatrie, gériatrie, configurations des locaux, alerte discrète, procédures de renfort
- L’ouverture permanente : un site impossible à fermer. Ainsi, le contrôle d’accès doit être différencié par zone et par horaire.
- Les zones sensibles : pharmacie à usage intérieur, maternité et nurserie, dépôts de produits, chambres sécurisées, données de santé
- Les vols : effets des patients, matériel médical, véhicules des personnels sur des parkings ouverts
- La multiplicité des intervenants : soignants, prestataires, ambulanciers, familles, visiteurs, à toute heure
Points de vigilance typiques
Pour la sûreté des hôpitaux, les écarts reviennent souvent : des services qui se barricadent chacun à leur façon faute de doctrine d’établissement, des issues techniques ouvertes en permanence, une vidéosurveillance sous-exploitée par un PC saturé d’alarmes techniques, des personnels de nuit isolés sans dispositif d’alerte fiable, et, par ailleurs, des signalements de violences sous-déclarés, donc invisibles des arbitrages. En pratique, ces failles se corrigent d’abord par un diagnostic par service.

Ce qui change selon le contexte
- Par exemple, un service d’urgences et une unité de soins de longue durée n’ont pas les mêmes risques, ni les mêmes horaires de tension.
- En revanche, une maternité impose une sécurité discrète, sans rupture du parcours des patientes.
- Enfin, un centre de soins de ville n’appelle pas la même organisation qu’un établissement avec plateau technique.
Ce que nous apportons
- Audit de sûreté de l’établissement, avec zonage différencié jour/nuit
- Procédures de gestion des violences, de renfort et de signalement, applicables par des équipes soignantes
- Plans de mise en sûreté adaptés aux contraintes du soin (impossibilité d’évacuer certains patients)
- Sensibilisation des personnels, y compris à la désescalade des tensions
- Contrôle des prestations de sécurité, en particulier aux urgences et de nuit
Questions fréquentes sur la sûreté des hôpitaux
Faut-il un dispositif de sûreté dans un petit centre de soins ?
Oui, en proportion. Le niveau de moyens dépend de la fréquentation, des horaires et des risques du site, sans règle fixe.
La sûreté peut-elle nuire au soin ?
Elle le peut si elle ignore les contraintes du soin. Par conséquent, les équipes soignantes doivent concevoir les dispositifs avec les services de sûreté, pour ne jamais retarder une prise en charge.
Quelle réglementation encadre les établissements de santé ?
Plusieurs textes s’appliquent selon le statut de l’établissement. Pour les orientations nationales, voir le ministère de la Santé.
Pour approfondir la sûreté des hôpitaux, voir comment dimensionner un dispositif de sûreté.
Résultats de décision attendus pour la sûreté des hôpitaux
Une doctrine d’établissement partagée entre direction, soignants et sécurité. Par conséquent, l’établissement maîtrise réellement ses zones sensibles. En outre, il objective et traite les violences, et le sentiment de sécurité devient mesurable, pour ceux qui soignent comme pour ceux qui sont soignés.
La sérénité fait partie du soin
Hôpital, clinique, EHPAD ou centre de soins : échangeons sur vos services et leurs réalités.

