Logistique : protéger la marchandise sans freiner les flux
Sur une plateforme logistique, chaque minute de camion immobilisé coûte cher, et chaque palette évaporée aussi. Dès lors, la sûreté logistique se joue d’abord au quai : c’est là que la marchandise change de mains, que les camions attendent et que les intérimaires entrent et sortent. En revanche, un dispositif qui bloque les quais pénalise l’exploitation autant qu’une faille.
Les enjeux spécifiques de la sûreté logistique
- La démarque et le vol de fret : interne, externe ou en connivence, les scénarios diffèrent. Ainsi, les parades changent aussi.
- Les flux poids lourds : identification des conducteurs, gestion des attentes, contrôle des plombs et des documents
- Les cours de chargement et zones de quai : le point de contact entre l’intérieur et l’extérieur. Par exemple, c’est statistiquement le point le plus exposé de la sûreté logistique.
- Les personnels temporaires : forte rotation d’intérimaires, badges et vestiaires à gérer en conséquence
- Les marchandises sensibles : cages sécurisées, produits à forte valeur, exigences des chargeurs et des assureurs
Points de vigilance typiques
Pour la sûreté logistique, les failles reviennent souvent : des périmètres percés d’habitudes (portillons calés, clôtures allongées de palettes), une vidéosurveillance couvrant les quais mais pas les angles morts des cours, des procédures de départ camion incomplètes, un gardiennage sous-consigné la nuit et le week-end, et des zones fumeurs devenues des sas d’exfiltration. Ainsi, ces failles sont peu coûteuses à corriger dès qu’elles sont objectivées. Pour autant, elles restent fréquentes sur les sites en croissance.

Ce qui change selon le contexte de la sûreté logistique
- Un entrepôt mono-locataire et une plateforme multi-chargeurs n’ont pas les mêmes exigences de séparation des flux. Ainsi, le dispositif se dimensionne par site, pas par modèle.
- En outre, les cours de chargement de nuit et de week-end demandent une présence et des consignes distinctes de celles des horaires d’exploitation.
- Un site de transit et un stock longue durée n’exposent ni les mêmes marchandises, ni les mêmes délais de contrôle.
Ce que nous apportons
Concrètement, notre accompagnement couvre cinq volets, du diagnostic au contrôle sur le terrain.
- Audit du fonctionnement réel du site : flux entrants/sortants, zones à risque, couverture technique
- Plan de sécurisation proportionné à la valeur exposée et aux exigences des chargeurs
- Procédures de contrôle camions, de gestion des intérimaires et d’inventaire des zones sensibles
- Contrôle du gardiennage, notamment en horaires décalés
- Fonction sûreté externalisée pour les réseaux multi-sites sans direction sûreté dédiée
Questions fréquentes sur la sûreté logistique
Faut-il contrôler tous les camions ?
Non. Le contrôle se proportionne à la valeur des marchandises et au risque constaté. En effet, un contrôle systématique sans critère est souvent contourné ou ralentit inutilement le site.
Quelle différence entre sûreté et assurance marchandises ?
L’assurance indemnise une perte. La sûreté réduit la probabilité de la perte et ses conditions. Par ailleurs, les assureurs et les chargeurs regardent souvent les deux.
Un gardiennage externe suffit-il ?
Il peut couvrir une partie du dispositif. Cependant, ses consignes, ses horaires et ses contrôles doivent être définis et vérifiés par le donneur d’ordre. Pour les obligations de prévention sur les quais, voir l’INRS.
De plus, pour approfondir, voir comment dimensionner un dispositif de sûreté.
Résultats de décision attendus pour la sûreté logistique
Une démarque objectivée et attaquée là où elle se produit vraiment. Par conséquent, des flux camions contrôlés sans allongement des temps de passage. En outre, des exigences assureurs et chargeurs documentées, et des investissements ciblés sur les points de fuite démontrés.
Où part votre marchandise ?
Entrepôt, plateforme ou réseau national : échangeons sur vos flux et vos pertes constatées.

