Sûreté des administrations publiques : protéger sans fermer le service public


La sûreté des administrations publiques commence à l’accueil. Une administration ne choisit pas son public : elle l’accueille. Guichets, permanences, salles d’attente parfois sous tension. Pourtant, la sûreté doit y protéger les agents et les usagers sans transformer le service public en forteresse, ni contredire ses valeurs d’accessibilité.

En outre, pour aller plus loin sur le sujet « sûreté des administrations publiques », consultez le site du SGDSN.

Les enjeux spécifiques de la sûreté des administrations publiques

  • La protection des agents en contact avec le public : incivilités et agressions aux guichets, configurations des banques d’accueil, alarmes discrètes, procédures de retrait
  • La coexistence de zones ouvertes et de zones à protéger : archives, serveurs, bureaux de direction, locaux sensibles, un zonage clair est la clé
  • La posture Vigipirate et ses déclinaisons dans des bâtiments très fréquentés
  • La commande publique : des marchés de surveillance et d’équipements à construire dans le strict respect des règles de consultation
  • Des budgets contraints, qui imposent la proportionnalité plus qu’ailleurs

Points de vigilance typiques

Des accès secondaires moins contrôlés que l’entrée principale, des agents isolés en fin de journée, des systèmes de vidéoprotection anciens dont les autorisations n’ont pas suivi les évolutions, des consignes d’alerte connues des seuls agents d’accueil. Et souvent, une absence de vision consolidée entre services occupant un même bâtiment. En pratique, un diagnostic de zonage permet de les objectiver. Par conséquent, les actions peuvent être priorisées avant tout investissement.

Sûreté des administrations publiques : gestion de la file et de l'accueil des usagers avec séparation des zones publiques et internes

Ce qui change selon le contexte de la sûreté des administrations publiques

  • Par exemple, un accueil de proximité et un bâtiment administratif fermé au public n’ont pas les mêmes exigences.
  • En revanche, une permanence sociale ouverte sans rendez-vous demande des procédures de retrait distinctes.
  • Enfin, un parc immobilier partagé entre plusieurs services impose une gouvernance commune.

Ce que nous apportons

Questions fréquentes sur la sûreté des administrations publiques

Faut-il fermer l’accueil pour renforcer la sûreté ?

Non. Des mesures d’organisation et d’aménagement suffisent souvent. Par ailleurs, une fermeture a un coût pour l’usager, qu’il faut peser avant toute décision.

Comment encadrer un marché de surveillance humaine ?

Par un cahier des charges précis : missions, niveau de formation, horaires et indicateurs. En outre, les critères d’analyse des offres doivent être fixés avant la consultation. Pour le cadre général des achats publics, voir service-public.fr.

La posture Vigipirate impose-t-elle des travaux ?

Pas forcément. Elle impose surtout des procédures et des consignes adaptées au niveau de menace. Ainsi, la documentation compte souvent autant que les équipements.

De plus, pour approfondir la sûreté des administrations publiques, voir comment dimensionner un dispositif de sûreté.

Résultats de décision attendus

Un zonage défendable, des marchés de sécurité mieux construits et pilotables, des agents formés aux situations difficiles. Par conséquent, la documentation rassure autant les tutelles que les organisations syndicales, parce qu’elle repose sur des faits. En outre, la sûreté devient un sujet de pilotage et non de réaction.

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